TROIS
HISTOIRES RIGOLOTES DE

LA PREMIÈRE FOLIE DE
LAURENCE
Quelques minutes à peine et Laurence en est certaine :
elle a rencontré l’amour de sa vie. C’est lui! Nul
doute possible. Maintenant, il reste à prouver à
Vincent qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Quitte à
escalader l’Everest! Quitte à faire une folie…
EXTRAIT DE L'HISTOIRE P. 19
« Évidemment ! Mes cheveux sont horribles !
Je sais, je sais, ce n’est pas important pour une
excursion en plein air, mais pour une première
excursion en plein air avec l’amour de sa vie, il ne
faut quand même pas négliger certains détails. Mes
cheveux vont dans tous les sens, mon beau chandail
rouge est au lavage taché de moutarde et mes
espadrilles de toile sont trouées. Tout va mal. »
LA PREMIÈRE FOLIE DE
YO
Encore un camp d’été pour Yo cette année. Des chansons
quétaines, des jeux stupides. Et surtout, pas de
planche à roulettes. L’ennui total, quoi! Il faudra
bien faire quelque chose. Une folie. N’importe quoi…
Une nuit, Yo se décide. Quelle frousse! Il se
souviendra de cette nuit toute sa vie...
EXTRAIT DE L'HISTOIRE P. 74
« Je fais demi-tour et cap sur le camp ! Heureusement,
les petites veilleuses me permettent de bien le
repérer. Soudain, un violent coup de vent fait pivoter
mon canot. Au même instant, toutes les lumières du
camp s’éteignent.
Panne de courant !
Me voilà en train de flotter dans les ténèbres, au
milieu de nulle part. Je n’ai plus de repère. Il fait
noir partout autour de moi. »
LA PREMIÈRE FOLIE DE DAPHNÉ
Quand on a une tante qui peint des natures mortes,
quand ces mêmes natures mortes prolifèrent au point
de remplir complètement la maison, tous les moyens
sont bons pour repousser l’envahisseur, estime Daphné.
Même les moyens les plus fous…
EXTRAIT DE L'HISTOIRE P.122-123
« J’ai empoché le chèque et me suis dirigée vers la
sortie, en proie à des émotions contradictoires.
– Mais vous l’aimez tout de même un peu, cette toile
? ai-je demandé, la main sur la poignée de porte.
Je voulais à tout prix que Simone sache que quelqu’un
quelque part avait apprécié son œuvre.
– Aimer ?
Il a eu un drôle de sourire.
– Bien sûr. Comme on aime le bizarre. Comme on peut
trouver beau un monstre, la monstruosité. »
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